Bonsoir à tous,
L'or liquide
le partenaire silencieux de votre moteur.
L'huile est un produit technologique vendu dans des quantités de plus en plus réduites. Mais sa valeur est de plus en plus grande.
Les nouvelles huiles sont conçues pour les nouveaux moteurs et sont de moins en moins rétro-compatibles avec les anciens véhicules. Un garagiste doit, dès lors disposer de plusieurs types d'huile et /ou plusieurs installations de distribution automatique dans ses ateliers .
Au début des années 50 on utilisait une huile minérale capable, outre de lubrifier, de nettoyer les suies produites par le moteur. Il fallait faire, alors une vidange après 50 heures de fonctionnement. Je me rappelle que, quand j'ai débuté en 1959, on vidangeait tous les 2 500 Km. Il était courant à l'époque de revoir des clients toutes les trois semaines (Contre tous les deux ans pour certains actuellement).
Les deux substances chimiques importantes additionnées aux huiles sont : les détergents (action nettoyante) et les solvants (qui dissolvent les impuretés qui seront récupérées par le filtre à huile).
Il existe aussi des additifs HD (haute densité) qui "enveloppent" les particules d'impuretés pour empêcher qu'elles ne s'agglomèrent. Les additifs neutralisent aussi les éléments devenus acides.
Ces derniers sont moins nécessaires en concentration ....les carburants en Europe étant quasi absents de soufre.
Actuellement, la composition des huiles évoluent avec le design des moteurs plus petits mais plus puissants qui nécessitent une huile moins visqueuse.
Théoriquement qui dit moins visqueuse, produit plus d'usure...c'est ici que rentre en jeu les additifs améliorant l'indice de viscosité.
Les additifs EP/AW* forment un film sur les surfaces métalliques pour empêcher le contact métal sur métal et donc l'usure.
Il y a 15 ans, les huiles moteurs contenaient tout au plus 20% d'additifs. Actuellement ce pourcentage n'est pas loin de 40%......l'huile est devenue un « solvant pour des additifs » !
Cela se répercute sur le prix de revient et ......les marches bénéficiaires.
Si l'huile minérale coûte 1 € , l'huile issue de l'hydro-craquage coûte 1,5 EUR, l'huile à base de PAO** coûte entre 4 et 5 EUR et les additifs coûtent entre 7 à 12 EUR.
L’huile de base évolue aussi. On passe des huiles minérales vers de huiles de synthèses extraites du gaz naturel GTL***. Les huiles BTL sont de sources biologiques.
Les fabricants d'huile (Castrol, Mobil, Shell....) et les « mélangeurs d'huile » qui achètent des huiles sur touts les continents, collaborent pour mélanger leurs propres produits (ou ceux destinés à un tiers). Actuellement, certains constructeurs automobiles proposent également leur propre marque sur le marché de l'huile.
L’huile de premier remplissage (first fill) est actuellement de plus haute technologie qu'une huile de voiture de compétition de la précédente décennie.
Les vidanges s'espacent (30 000 Km voire plus) et les contenances des carters d'huiles diminuent.
L'utilisation d'une huile parfaitement adaptée (données du constructeur comme j'ai toujours plaidé!) permet de réduire la consommation de carburant et, ainsi, les émissions nocives.
Les caractéristiques voulues des huiles sont mises au point lors de la conception du moteur.
Les motoristes / OEM / constructeurs s'appuient sur leurs fabricants d'huiles partenaires
pour corriger des « défauts » incombant aux lubrifiants rencontrés durant la mise au point d'un nouveau moteur. Alors, en général, ce partenaire peut déjà mettre à disposition sur le marché la bonne huile de service. Les constructeurs associent leur garantie à l'utilisation des huiles qu'il ont homologués.
Une homologation coûterait 3 500 € chez VW, 2 000 € chez Daimler,....à renouveler tous les trois ans. Chez Porsche, on parle de 3 200 € tous les deux ans. Ce sont les spécifications de GM Dexos qui coûteraient le plus, soit 30 000 € pour une licence de 5 ans uniquement pour l'Europe.
* Extreme Pressure / Anti Wear
** PAO Poly-Alfa-Olefine
*** GTL Gas To Liquid
L'or liquide
le partenaire silencieux de votre moteur.
L'huile est un produit technologique vendu dans des quantités de plus en plus réduites. Mais sa valeur est de plus en plus grande.
Les nouvelles huiles sont conçues pour les nouveaux moteurs et sont de moins en moins rétro-compatibles avec les anciens véhicules. Un garagiste doit, dès lors disposer de plusieurs types d'huile et /ou plusieurs installations de distribution automatique dans ses ateliers .
Au début des années 50 on utilisait une huile minérale capable, outre de lubrifier, de nettoyer les suies produites par le moteur. Il fallait faire, alors une vidange après 50 heures de fonctionnement. Je me rappelle que, quand j'ai débuté en 1959, on vidangeait tous les 2 500 Km. Il était courant à l'époque de revoir des clients toutes les trois semaines (Contre tous les deux ans pour certains actuellement).
Les deux substances chimiques importantes additionnées aux huiles sont : les détergents (action nettoyante) et les solvants (qui dissolvent les impuretés qui seront récupérées par le filtre à huile).
Il existe aussi des additifs HD (haute densité) qui "enveloppent" les particules d'impuretés pour empêcher qu'elles ne s'agglomèrent. Les additifs neutralisent aussi les éléments devenus acides.
Ces derniers sont moins nécessaires en concentration ....les carburants en Europe étant quasi absents de soufre.
Actuellement, la composition des huiles évoluent avec le design des moteurs plus petits mais plus puissants qui nécessitent une huile moins visqueuse.
Théoriquement qui dit moins visqueuse, produit plus d'usure...c'est ici que rentre en jeu les additifs améliorant l'indice de viscosité.
Les additifs EP/AW* forment un film sur les surfaces métalliques pour empêcher le contact métal sur métal et donc l'usure.
Il y a 15 ans, les huiles moteurs contenaient tout au plus 20% d'additifs. Actuellement ce pourcentage n'est pas loin de 40%......l'huile est devenue un « solvant pour des additifs » !
Cela se répercute sur le prix de revient et ......les marches bénéficiaires.
Si l'huile minérale coûte 1 € , l'huile issue de l'hydro-craquage coûte 1,5 EUR, l'huile à base de PAO** coûte entre 4 et 5 EUR et les additifs coûtent entre 7 à 12 EUR.
L’huile de base évolue aussi. On passe des huiles minérales vers de huiles de synthèses extraites du gaz naturel GTL***. Les huiles BTL sont de sources biologiques.
Les fabricants d'huile (Castrol, Mobil, Shell....) et les « mélangeurs d'huile » qui achètent des huiles sur touts les continents, collaborent pour mélanger leurs propres produits (ou ceux destinés à un tiers). Actuellement, certains constructeurs automobiles proposent également leur propre marque sur le marché de l'huile.
L’huile de premier remplissage (first fill) est actuellement de plus haute technologie qu'une huile de voiture de compétition de la précédente décennie.
Les vidanges s'espacent (30 000 Km voire plus) et les contenances des carters d'huiles diminuent.
L'utilisation d'une huile parfaitement adaptée (données du constructeur comme j'ai toujours plaidé!) permet de réduire la consommation de carburant et, ainsi, les émissions nocives.
Les caractéristiques voulues des huiles sont mises au point lors de la conception du moteur.
Les motoristes / OEM / constructeurs s'appuient sur leurs fabricants d'huiles partenaires
pour corriger des « défauts » incombant aux lubrifiants rencontrés durant la mise au point d'un nouveau moteur. Alors, en général, ce partenaire peut déjà mettre à disposition sur le marché la bonne huile de service. Les constructeurs associent leur garantie à l'utilisation des huiles qu'il ont homologués.
Une homologation coûterait 3 500 € chez VW, 2 000 € chez Daimler,....à renouveler tous les trois ans. Chez Porsche, on parle de 3 200 € tous les deux ans. Ce sont les spécifications de GM Dexos qui coûteraient le plus, soit 30 000 € pour une licence de 5 ans uniquement pour l'Europe.
* Extreme Pressure / Anti Wear
** PAO Poly-Alfa-Olefine
*** GTL Gas To Liquid









