Loin des berlines, le V6 PRV a été poussé à l'extrême sur les circuits. Bi-turbocompressé jusqu'à des puissances démesurées, il a porté l'obsession de l'écurie WM au Mans : être le plus rapide en ligne droite — et franchir les 400 km/h.
Gérard Welter et Michel Meunier — deux stylistes de chez Peugeot — fondent l'écurie WM et s'alignent au Mans chaque année de 1976 à 1989, toujours propulsés par le V6 PRV. Leur but est singulier : non pas gagner au général, mais être les plus rapides du monde dans la ligne droite des Hunaudières.
Pour y parvenir, ils gavent le V6 de Douvrin de deux turbos jusqu'à des puissances dont les voitures de route ne rêvaient pas — portant la même architecture de quelques centaines à près de mille chevaux.
Chaque année, une nouvelle voiture et un peu plus de pression — le même V6 PRV, poussé toujours plus près de la rupture pour viser la barre des 400 km/h.
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P88PHOTO À VENIRAnecdote : les 407 km/h furent officiellement annoncés à 405 km/h, pour coïncider avec le lancement de la nouvelle Peugeot 405. Les chicanes ajoutées dans la ligne droite des Hunaudières en 1990 font que ce record tient toujours aujourd'hui.
Au Mondial de l'auto 1988, Peugeot dévoile l'Oxia — un concept biplace à moteur central baptisé d'après Oxia Palus, une région de Mars. Sous sa bulle vitrée, la marque au lion réunit tout ce qu'elle imagine pour l'an 2000 : transmission intégrale, quatre roues directrices, aérodynamique active, intérieur à cellules photovoltaïques — et un V6 PRV préparé WM, qui porte le même bloc de Douvrin à des puissances qu'aucune voiture de route n'avait atteintes.
Le PRV 2 849 cm³ 24 soupapes — bi-turbo avec échangeurs — développe 680 ch à 8 200 tr/min pour 726 Nm de couple. Sur piste d'essai, le pilote Michelin Jean-Philippe Vittecocq pousse l'Oxia à 350 km/h. Un laboratoire sur quatre roues — et la preuve que le PRV, au-delà des berlines, était capable d'emmener Peugeot dans le domaine du pur rêve.
Au milieu des années 1990, Venturi ramène le PRV sur les circuits avec la 600 LM — une version course de l'Atlantique engagée en championnat BPR et au Mans. Son V6 PRV biturbo 3,0 L 24 soupapes (préparé EIA) délivre environ 600 ch, ce qui en fait l'une des applications les plus extrêmes du V6 de Douvrin dérivées de la route.
Du modeste 125 ch d'une Volvo aux 408 ch d'une Venturi — découvrez toutes les voitures de route qui ont monté le V6 PRV.